💸 Quel est le taux maximum d’imposition en Belgique ?
Le taux marginal le plus élevé est de 50 %. Il s’applique à la partie du revenu net imposable qui dépasse 49.840 € pour les revenus 2025. Pour les revenus 2026, ce seuil est de 51.070 €.
Les revenus de votre emploi, votre pension ou vos bénéfices d’indépendant sont soumis chaque année à l’impôt des personnes physiques (IPP). Cet impôt est progressif : il est calculé par tranches d’imposition, avec des taux qui vont de 25 % à 50 %. Cet article détaille les tranches des revenus 2025 et 2026, le rôle de la quotité exemptée, un exemple de calcul et les principales déductions et réductions.
Sommaire
L’impôt des personnes physiques est un impôt direct établi chaque année sur les revenus des particuliers. Il s’applique aussi bien aux salariés qu’aux indépendants, aux retraités ou aux bénéficiaires de revenus mobiliers ou immobiliers. Il ne faut pas le confondre avec le précompte immobilier, qui est un impôt distinct.
Il est perçu par l’État fédéral via le SPF Finances et constitue l’une des principales sources de financement du budget public. Les communes y ajoutent leur propre pourcentage, les additionnels communaux.
Le barème fiscal belge est composé de tranches d’imposition. À chaque tranche de revenu correspond un taux marginal d’imposition, qui ne s’applique qu’à la partie du revenu comprise dans cette tranche.
Pour l’exercice d’imposition 2026 (revenus 2025, déclarés en 2026), les tranches sont :
| Taux | Partie du revenu imposable concernée |
| 25 % | Jusqu’à 16.320 € de revenu |
| 40 % | De 16.320 € à 28.800 € de revenu |
| 45 % | De 28.800 € à 49.840 € de revenu |
| 50 % | Au-delà de 49.840 € de revenu |
Ces taux s’appliquent par paliers, et non à l’ensemble du revenu : passer dans une tranche supérieure ne fait monter l’impôt que sur la partie du revenu qui dépasse le seuil.
Les montants sont indexés chaque année. Pour les revenus 2026 (exercice d’imposition 2027, à déclarer en 2027), le barème devient : 25 % jusqu’à 16.720 €, 40 % de 16.720 € à 29.510 €, 45 % de 29.510 € à 51.070 € et 50 % au-delà. La quotité exemptée de base passe à 11.550 €. Notre page sur l’indexation fiscale explique comment ces montants évoluent.
Chaque contribuable a droit à une quotité exemptée d’impôt : 10.910 € de base pour les revenus 2025. Contrairement à une idée répandue, elle n’est pas déduite de votre revenu. L’impôt est d’abord calculé par tranches sur l’ensemble du revenu imposable, puis diminué de l’impôt correspondant à la quotité exemptée, calculé à 25 % pour une personne seule sans enfant (soit 2.727,50 €).
La quotité exemptée est augmentée pour chaque enfant à charge : 1.980 € pour un enfant et 5.110 € pour deux enfants (revenus 2025). Pour les revenus 2026, ces suppléments sont de 2.130 € et 5.130 €.
Prenons une personne isolée sans enfant qui a 30.000 € de revenu net imposable en 2025. Le calcul se fait en trois temps.
Cela donne un taux effectif d’environ 23 % du revenu imposable, alors que le taux marginal de cette personne est de 45 %. Ce calcul n’inclut pas les additionnels communaux : chaque commune fixe elle-même le pourcentage de l’impôt dû à l’État qu’elle ajoute. Consultez le taux de votre commune.
Votre situation personnelle (enfants, conjoint sans revenus, frais de garde, dons) change le résultat, tout comme les aides auxquelles vous pourriez avoir droit.
Avant d’appliquer l’impôt, il faut bien distinguer plusieurs notions de revenu. Notre guide du salaire brut au net les détaille avec des exemples.
Les frais professionnels forfaitaires sont automatiquement déduits, mais il est possible d’opter pour les frais réels si cela est plus avantageux.
L’IPP peut être allégé de deux façons différentes. Les déductions diminuent le revenu imposable, tandis que les réductions d’impôt diminuent directement l’impôt calculé. Notre page sur les déductions fiscales les passe en revue.
Exemple : si vous faites un don de 200 € à une association agréée (40 € minimum par an et par association), vous bénéficiez d’une réduction d’impôt de 30 %, soit 60 €. Ce taux s’applique aux dons faits depuis le 1er janvier 2025 ; il était de 45 % auparavant.

Les indépendants sont imposés sur leurs bénéfices nets selon le même barème que les salariés.
D’autres types de revenus sont également soumis à l’IPP :
Le calcul de l’impôt prend aussi en compte la composition du ménage :
Pensez à vérifier votre déclaration sur Tax-on-web pour vous assurer que votre situation familiale y est correctement indiquée.
Pour un salarié, l’IPP est en grande partie payé au fil des mois : le précompte professionnel retenu sur chaque fiche de paie est une avance sur l’impôt final. Après la déclaration, l’avertissement-extrait de rôle compare l’impôt dû à ce qui a déjà été retenu et indique s’il reste un montant à payer ou à récupérer.
Le travail est en outre financé par les cotisations de sécurité sociale, qui s’ajoutent à l’impôt. Pour les autres impôts et avantages fiscaux des ménages, consultez notre rubrique finance et fiscalité.
Le taux marginal le plus élevé est de 50 %. Il s’applique à la partie du revenu net imposable qui dépasse 49.840 € pour les revenus 2025. Pour les revenus 2026, ce seuil est de 51.070 €.
L’IPP est calculé par tranches : chaque portion de revenu est imposée à un taux spécifique (25 %, 40 %, 45 % puis 50 %). L’impôt obtenu est ensuite diminué de la réduction liée à la quotité exemptée (10.910 € de base pour les revenus 2025), puis les additionnels communaux s’ajoutent.
Oui. Certaines dépenses sont déductibles du revenu, comme les frais professionnels réels ou les pensions alimentaires. D’autres ouvrent une réduction d’impôt, comme les frais de garde d’enfants ou les dons d’au moins 40 € à une institution agréée (30 % du don depuis 2025).
Chaque commune applique un pourcentage, qu’elle fixe elle-même, sur l’impôt dû à l’État. Ce montant s’ajoute à votre impôt fédéral pour déterminer le total à payer, qui varie donc selon votre commune de résidence.
Le nombre de personnes à charge (enfants, parents âgés…) augmente la quotité exemptée, ce qui réduit l’impôt à payer. Le quotient conjugal, lui, attribue une partie des revenus professionnels d’un conjoint à l’autre lorsque celui-ci en a peu ou pas.
Pour les revenus 2026 (exercice d’imposition 2027), le taux est de 25 % jusqu’à 16.720 €, de 40 % entre 16.720 € et 29.510 €, de 45 % entre 29.510 € et 51.070 €, et de 50 % au-delà. La quotité exemptée de base passe à 11.550 €.
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