💡 Qu’est-ce qu’une assurance vie ?
Une assurance vie est un contrat d’épargne qui permet de constituer un capital sur le long terme tout en offrant éventuellement une protection financière à vos proches en cas de décès.
Sommaire
L’assurance vie est un contrat par lequel un assureur s’engage à verser un capital ou une rente à un bénéficiaire désigné, en échange du paiement de primes régulières ou d’un versement unique. Contrairement à d’autres pays européens, la Belgique propose un cadre fiscal particulièrement avantageux pour ces produits d’épargne.
Il existe deux grandes catégories d’assurances vie en Belgique :
La branche 21 offre une sécurité maximale avec un capital garanti et un taux d’intérêt connu à l’avance. L’assureur supporte le risque d’investissement et garantit le remboursement du capital investi, augmenté des intérêts prévus au contrat. Ce type de produit convient aux épargnants prudents qui privilégient la stabilité.
La branche 23, en revanche, repose sur des fonds d’investissement. Le rendement dépend des performances des marchés financiers, ce qui implique un risque de perte en capital, mais également des opportunités de gains plus importantes. L’épargnant supporte lui-même le risque d’investissement.
L’un des principaux attraits de l’assurance vie réside dans ses avantages fiscaux substantiels, particulièrement pour l’épargne-pension et l’épargne à long terme.
L’épargne-pension permet de bénéficier d’une réduction d’impôt allant jusqu’à 30% des montants versés. Pour l’année fiscale 2025, vous pouvez choisir entre deux plafonds de versement :
Les montants versés sont bloqués jusqu’à l’âge de 60 ans minimum. Au moment du rachat, une taxe anticipative de 8% est prélevée sur le capital constitué, quel que soit le rendement obtenu.
L’épargne à long terme s’adresse aux contribuables souhaitant épargner davantage que les plafonds de l’épargne-pension. Le montant déductible est calculé selon une formule complexe basée sur vos revenus professionnels, avec un plafond maximum de 2 450 euros pour 2025.
L’avantage fiscal varie entre 30% et 45% selon votre tranche d’imposition. Contrairement à l’épargne-pension, les sommes versées en épargne à long terme sont bloquées jusqu’à vos 65 ans ou jusqu’au départ à la pension légale.
Souscrire une assurance vie en Belgique est relativement accessible, mais certaines conditions doivent néanmoins être respectées. En règle générale, il faut être résident fiscal belge afin de bénéficier pleinement du cadre fiscal avantageux applicable à ce type de produit. L’âge minimum est fixé à 18 ans, même si certains assureurs acceptent l’ouverture d’un contrat au nom d’un mineur, sous réserve de l’accord des représentants légaux. L’âge maximal de souscription varie quant à lui selon les compagnies, mais se situe le plus souvent entre 64 et 75 ans pour une première adhésion.
Selon l’âge de l’assuré, le montant du capital garanti et la présence éventuelle d’une garantie décès importante, l’assureur peut exiger le remplissage d’un questionnaire médical. Dans certains cas, cette évaluation se limite à une déclaration de santé, mais elle peut aussi inclure des examens complémentaires comme une prise de sang, un électrocardiogramme ou un examen médical plus approfondi. Pour les contrats prévoyant des versements réguliers, une justification de revenus peut également être demandée afin de s’assurer de la capacité financière du souscripteur.
L’assurance vie belge ne se limite pas à la distinction entre branche 21 et branche 23. Elle recouvre plusieurs formes de contrats, qui répondent à des objectifs patrimoniaux différents.
Certains contrats sont avant tout conçus comme des outils d’épargne à long terme. Ils visent la constitution progressive d’un capital, grâce à des versements ponctuels ou réguliers, investis selon un mode de gestion plus ou moins sécurisé. À l’échéance, l’assuré récupère le capital constitué, augmenté des intérêts ou des plus-values éventuelles. Ce type de contrat est particulièrement adapté à la préparation de la retraite, à la constitution d’une réserve financière ou à un futur projet immobilier.
D’autres formules combinent cette logique d’épargne avec une protection des proches. En cas de décès avant le terme du contrat, les bénéficiaires reçoivent un capital prédéfini, qui peut rester constant, diminuer progressivement – notamment pour couvrir un crédit hypothécaire – ou évoluer en fonction de l’épargne accumulée.
Enfin, certaines assurances vie sont davantage orientées vers le rendement financier. Principalement proposées en branche 23, elles investissent les primes sur les marchés via des fonds financiers. La garantie décès y est volontairement limitée afin de conserver le cadre fiscal de l’assurance vie, et l’épargnant accepte une prise de risque plus importante en contrepartie d’un potentiel de rendement supérieur.
La fiscalité constitue l’un des piliers de l’assurance vie en Belgique. Elle varie selon le type de contrat, sa durée et le moment du rachat.
La majorité des contrats d’assurance vie individuelle sont soumis à une taxe de 2 % sur chaque prime versée. Cette taxe est automatiquement prélevée par l’assureur. Les contrats d’épargne-pension et d’épargne à long terme bénéficient toutefois d’une exonération, dans le cadre de leur régime fiscal spécifique.
La fiscalité applicable lors d’un rachat dépend fortement du produit souscrit. Pour l’épargne-pension, un retrait à partir de 60 ans entraîne une taxation forfaitaire de 8 %, tandis qu’un rachat anticipé est lourdement pénalisé. Pour l’épargne à long terme, une taxation de 10 % s’applique au moment de la retraite si toutes les conditions sont respectées.
Les contrats classiques, ne donnant pas droit à une réduction d’impôt, sont exonérés de taxation sur les rendements après huit ans. Avant ce délai, les intérêts des contrats de branche 21 sont soumis à un précompte mobilier de 30 %.
En Belgique, le capital d’une assurance vie est intégré dans la succession. Il est donc soumis aux droits de succession, calculés selon le lien de parenté entre l’assuré et le bénéficiaire.
Choisir une assurance vie implique de clarifier ses objectifs patrimoniaux : préparer sa retraite, protéger ses proches, rechercher du rendement ou sécuriser son capital. Le profil de risque joue un rôle central, tout comme l’analyse des frais, qui peuvent significativement réduire le rendement sur le long terme.
La clause bénéficiaire permet de désigner librement la ou les personnes qui recevront le capital en cas de décès. Elle peut être modifiée à tout moment, sauf en cas d’acceptation bénéficiaire.
Une assurance vie est un contrat d’épargne qui permet de constituer un capital sur le long terme tout en offrant éventuellement une protection financière à vos proches en cas de décès.
Toute personne résidente fiscale belge âgée d’au moins 18 ans peut souscrire. Certains contrats acceptent les mineurs avec l’accord parental. L’âge maximal pour une première souscription varie généralement entre 64 et 75 ans.
Pour les contrats avec garantie décès importante, l’assureur doit évaluer le risque. Selon le capital assuré et votre âge, un questionnaire médical, voire des examens complémentaires, peut être demandé.
La fiscalité dépend du type de contrat, de la durée et du moment du rachat. Par exemple, les contrats classiques sont exonérés après 8 ans, tandis que les rachat anticipés ou certains contrats spécifiques peuvent être soumis à une taxation.
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