Un budget à réduire ?
Contactez gratuitement un conseiller pour réduire vos factures d’électricité / gaz / Internet / assurances.
025 86 21 31
Horaires : 8h - 19h (lun - ven) et 9h30 - 19h (sam). Service partenaire Selectra.

L’aide sociale cohabitant en Belgique correspond au taux le plus bas du revenu d’intégration sociale (RIS), une aide sociale versée par le CPAS selon un calendrier de paiement mensuel. Depuis le 1er septembre 2026, ce montant s’élève à 911,56 € par mois. Mes Aides Financières fait le point sur les montants, les conditions et la procédure.
Aide sociale cohabitant : quel montant en 2026 ?
Depuis le 1er septembre 2026, le montant du RIS au taux cohabitant est de 911,56 € par mois (contre 893,65 € entre le 1er mars et le 31 août 2026). Comme le précise la loi du 26 mai 2002 concernant le droit à l’intégration sociale, ce montant constitue le taux le plus bas des trois catégories du revenu d’intégration sociale. Le RIS au taux cohabitant est donc nettement inférieur à celui d’une personne isolée.
Cela représente un peu plus de 30 € par jour pour vivre (911,56 € divisés par 30 : c’est une simple illustration, le RIS n’est pas un droit journalier). En pratique, le CPAS verse ce montant chaque mois aux personnes qui remplissent les conditions et qui partagent leur logement avec une ou plusieurs autres personnes.
À titre de comparaison, une personne isolée perçoit 1.367,34 € et une personne avec famille à charge 1.847,89 €. La différence est donc considérable : un cohabitant perçoit 455,78 € de moins qu’un isolé chaque mois, soit plus de 5.400 € sur une année.
Important
Le montant du RIS cohabitant est un
montant maximum. En fonction de vos ressources et de celles de votre ménage, le
CPAS peut le réduire. Par conséquent, beaucoup de bénéficiaires touchent moins que le plafond légal.
Qu’est-ce qu’un cohabitant pour le CPAS ?
En réalité, le statut cohabitant ne dépend pas d’un mariage ou d’un contrat. Le CPAS regarde uniquement votre réalité quotidienne. Concrètement, vous êtes considéré comme cohabitant si deux conditions sont réunies en même temps.
D’une part, vous vivez sous le même toit qu’une ou plusieurs autres personnes. D’autre part, vous réglez principalement en commun les questions ménagères : courses, loyer, factures d’énergie, repas. Le mot « principalement » est celui de la loi, et c’est lui qui fait toute la différence en cas de litige.
Vivre sous le même toit ne suffit pas à faire de vous un cohabitant.
L’inverse n’est pas automatique non plus. Selon la Cour de cassation, le seul partage des pièces de vie et des frais d’un même logement ne suffit pas à qualifier une cohabitation : le CPAS et, en cas de litige, le tribunal recherchent un véritable projet commun : mise en commun réelle des ressources, répartition des tâches ménagères, repas et courses partagés. Payer sa part séparément ne fait donc pas forcément de vous un colocataire aux yeux du CPAS, et payer ensemble ne fait pas non plus de vous un cohabitant.
Cohabitant légal ou cohabitant de fait : la même règle pour le CPAS
Beaucoup de personnes confondent cohabitant légal et cohabitant de fait. Pour le CPAS, cette distinction juridique n’a pas d’importance directe.
Une personne en cohabitation légale a signé une déclaration officielle à la commune. À l’inverse, le cohabitant de fait vit simplement avec quelqu’un sans démarche particulière. Dans tous les cas, le CPAS applique le même critère : partagez-vous les charges du ménage ?
Comment le CPAS vérifie votre statut
Lors de votre demande, un travailleur social mène une enquête. Concrètement, il se rend à votre domicile, examine vos factures et pose des questions sur votre mode de vie.
Par ailleurs, le CPAS consulte le registre national pour vérifier qui est domicilié à votre adresse. Ainsi, une seule personne supplémentaire sous le même toit peut déclencher un examen approfondi de votre situation.
Vous vous demandez si votre situation vous donne droit à des aides ? Vérifiez en quelques minutes celles auxquelles vous pourriez prétendre.
Vérifier mes droits
Barème RIS 2026 : les trois catégories
Le revenu d’intégration sociale se décline en trois taux. Selon le SPP Intégration Sociale, ces montants sont indexés dès que l’indice pivot est dépassé. La dernière indexation est entrée en vigueur le 1er septembre 2026, à la suite du dépassement de l’indice pivot en juin 2026.
| Catégorie |
Votre situation |
Montant par mois (depuis le 1er septembre 2026) |
| Cohabitant |
Vous vivez sous le même toit que quelqu’un et vous réglez principalement en commun les questions ménagères |
911,56 € |
| Isolé |
Vous vivez seul, ou avec d’autres personnes sans partager les dépenses du ménage |
1.367,34 € |
| Personne avec famille à charge |
Vous vivez avec au moins un enfant mineur non marié, économiquement à votre charge |
1.847,89 € |
Pour bénéficier du taux famille à charge, il faut vivre avec au moins un enfant mineur non marié, économiquement à votre charge, et cet enfant ne doit pas nécessairement être le vôtre. À l’inverse, la personne isolée vit seule, ou avec d’autres personnes sans partager les dépenses du ménage. Le détail du calcul, des revenus déduits et des démarches figure dans notre article sur le montant du revenu d’intégration sociale.
Attention
L’aide sociale cohabitant du CPAS ne doit pas être confondue avec l’allocation de chômage cohabitant, qui dépend de l’ONEM.
Conditions pour obtenir le RIS en tant que cohabitant
Le revenu d’intégration sociale au taux cohabitant n’est pas automatique. Pour y avoir droit, il faut remplir six conditions cumulatives au moment de la demande au CPAS.
- Avoir 18 ans accomplis (ou être mineur émancipé par le mariage, enceinte, ou avoir un enfant à charge)
- Résider habituellement et effectivement en Belgique
- Avoir la nationalité belge, être citoyen européen (ou membre de sa famille) avec un droit de séjour de plus de trois mois, être inscrit comme étranger au registre de la population, être apatride reconnu ou bénéficier de la protection subsidiaire ; un simple titre de séjour temporaire ne suffit pas
- Disposer de ressources insuffisantes, sans pouvoir se les procurer par ses propres efforts
- Être disposé à travailler, sauf raison de santé ou d’équité
- Faire valoir vos droits aux autres prestations sociales auxquelles vous pouvez prétendre, belges ou étrangères
Si vous percevez déjà une allocation de chômage ou une pension, le CPAS vérifie d’abord que vous avez bien fait valoir ces droits. Le RIS reste un filet de protection ultime.
Bon à savoir
Si votre allocation de
chômage au taux cohabitant est inférieure à 911,56 €, le CPAS peut vous verser la différence sous forme de RIS complémentaire. Il n’est pas nécessaire d’avoir épuisé cette allocation.
Comment changer de statut cohabitant à isolé
Passer du statut cohabitant au statut isolé peut représenter un gain mensuel important : jusqu’à 455,78 € de plus par mois, soit l’écart entre les plafonds des deux taux du RIS. Le gain réellement perçu dépend toutefois de vos ressources : le CPAS recalcule le montant dans votre nouvelle catégorie, il ne vous ajoute pas simplement les 455,78 € d’écart. Pour obtenir ce changement, il faut prouver au CPAS que vous ne partagez plus les dépenses du ménage.
Vous devez d’abord signaler le changement de situation à votre assistant social. Ensuite, vous devrez rassembler des preuves tangibles : factures séparées, bail individuel, relevés bancaires distincts. Enfin, le CPAS organise généralement une nouvelle visite à domicile et rend sa décision dans un délai de 30 jours.
Important
Le nouveau taux s’applique à partir de la date où vous avez réellement cessé de partager les dépenses du ménage, et non à la date de votre demande ni de la décision. Signalez le changement dès qu’il survient et gardez des preuves datées.
Que faire si le CPAS refuse votre demande ?
À noter qu’un refus du CPAS n’est jamais définitif. Vous disposez de trois mois à compter de la notification pour contester la décision devant le tribunal du travail. La procédure est gratuite et n’exige pas d’avocat, même si l’aide juridique gratuite reste conseillée vu la complexité du dossier.
Le CPAS ne répond pas : que se passe-t-il ?
Si le CPAS ne vous notifie pas sa décision, la loi lui laisse 30 jours pour décider, puis 8 jours pour vous envoyer sa décision, soit 38 jours au total. Passé ce délai, vous pouvez introduire un recours contre cette absence de décision : les trois mois courent à partir du lendemain de l’échéance de ces 38 jours.
Les autres recours avant ou à côté du tribunal
Vous pouvez aussi demander par simple courrier que le CPAS reconsidère sa décision. Cette démarche n’est pas organisée par la loi du 26 mai 2002 et, en l’absence de disposition contraire, elle ne suspend en principe pas le délai de trois mois. Par prudence, introduisez donc les deux démarches en parallèle si l’échéance approche.
En cas de blocage, adressez-vous au médiateur régional compétent : le Médiateur de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Ombuds Brussels à Bruxelles, ou le médiateur de votre commune s’il en existe un. Le Médiateur fédéral n’est pas compétent pour les CPAS, qui sont des autorités locales. Enfin, des permanences d’aide juridique de première ligne, gratuites et sans condition de revenus, existent dans chaque arrondissement judiciaire wallon et à Bruxelles.
Attention
Les informations présentées ici reflètent la législation en vigueur en 2026. Chaque situation est cependant unique : le montant que vous toucherez dépendra de l’examen précis de votre dossier par votre CPAS de référence.
Votre situation vient de changer ? Découvrez en quelques clics les aides auxquelles vous pourriez désormais prétendre.
Calculer mes aides
Vos droits évoluent avec votre situation, et un simple déménagement peut tout changer. Si le taux cohabitant pèse sur votre budget, d’autres aides peuvent le compléter : le tarif social énergie, les allocations de chauffage, l’aide alimentaire ou l’intervention majorée pour vos frais de santé.