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En Belgique, vivre avec une personne qui dispose de revenus vous classe le plus souvent dans la catégorie « cohabitant sans charge de famille » de l’ONEM. C’est la catégorie d’allocations de chômage la moins avantageuse des trois. Après 12 mois d’indemnisation, soit votre droit prend fin, soit vous passez à un forfait de 776,10 € par mois, contre 1.495,78 € pour un isolé : tout dépend du passé professionnel que vous pouvez prouver. Mes Aides Financières fait le point sur les montants indexés au 1er septembre 2026, la dégressivité et la procédure pour contester un statut incorrect.
Montant du chômage cohabitant en 2026
L’ONEM calcule votre allocation chômage en tant que cohabitant à partir de votre dernier salaire brut. C’est la somme brute que vous touchiez juste avant de perdre votre emploi, et elle sert de base à tout le calcul. Une fois le montant fixé, le versement obéit aux mêmes règles que pour les autres catégories : nos explications sur les dates de paiement du chômage en Belgique valent aussi pour vous.
Important
Ce salaire n’est pas toujours pris en compte en entier. Si votre revenu dépasse le plafond de la phase en cours, l’ONEM calcule vos allocations sur ce plafond et non sur votre salaire réel.
Les taux (65 %, puis 60 %), les plafonds salariaux et le montant maximum par jour sont identiques pour les trois catégories pendant la 1re période, que vous soyez cohabitant sans charge de famille, isolé ou travailleur ayant charge de famille. Mais votre catégorie compte déjà : un montant minimum par jour propre à chaque catégorie s’applique dès le premier mois, et votre allocation ne peut jamais descendre en dessous. La différence se creuse ensuite nettement en 2e période, sous forme de forfaits distincts que nous détaillons plus bas.
Concrètement, votre allocation diminue automatiquement au fil du temps, même sans changement de votre situation personnelle. C’est ce que l’ONEM appelle la dégressivité, et elle s’arrête à ces fameux planchers.
1re période : les 12 premiers mois
La première période de 12 mois se divise en trois phases, chacune avec son taux, son plafond salarial et son montant maximum. Voici les barèmes de l’ONEM applicables aujourd’hui, indexés au 1er septembre 2026 :
| Phase |
Taux |
Plafond salarial |
Maximum par jour |
Maximum par mois |
| Mois 1 à 3 |
65 % |
4.351,50 €/mois |
108,19 € |
2.812,94 € |
| Mois 4 à 6 |
60 % |
4.091,39 €/mois |
94,10 € |
2.446,60 € |
| Mois 7 à 12 |
60 % |
3.328,40 €/mois |
76,81 € |
1.997,06 € |
Le plafond salarial est la limite au-delà de laquelle votre ancien salaire n’est plus pris en compte : au-dessus, l’ONEM calcule sur le plafond, pas sur ce que vous gagniez. Le maximum par jour, lui, est un montant fixé et publié séparément par l’ONEM pour chaque phase : c’est le plafond absolu de votre allocation journalière, et c’est ce que touche tout chômeur dont le salaire dépassait le plafond de sa phase. Inutile d’essayer de le recalculer à partir du plafond salarial : seuls les montants publiés par l’ONEM font foi.
Il existe aussi une limite dans l’autre sens. Quel que soit votre salaire, votre allocation ne peut pas descendre sous un minimum journalier, et celui-ci dépend bien de votre situation familiale :
| Catégorie ONEM |
Mois 1 à 3 |
Mois 4 à 6 |
Mois 7 à 12 |
| Travailleur ayant charge de famille |
78,09 €/jour |
78,09 €/jour |
70,99 €/jour |
| Isolé |
63,29 €/jour |
63,29 €/jour |
57,53 €/jour |
| Cohabitant sans charge de famille |
60,92 €/jour |
56,23 €/jour |
51,12 €/jour |
Exemple concret : comment évolue votre allocation sur 12 mois ?
Par exemple, si vous touchiez 3.500 € brut par mois avant de perdre votre emploi, voici comment votre allocation ONEM évolue :
- Du 1er au 3e mois : votre salaire de 3.500 € reste sous le plafond de 4.351,50 €. L’ONEM le prend en compte en entier : 3.500 € x 65 % = 2.275 € brut par mois, soit 87,50 € par jour, sous le maximum de 108,19 €.
- Du 4e au 6e mois : votre salaire reste sous le nouveau plafond de 4.091,39 €. Le taux descend à 60 % : 3.500 € x 60 % = 2.100 € brut par mois, soit 80,77 € par jour.
- Du 7e au 12e mois : le plafond descend à 3.328,40 €. Votre salaire réel le dépasse, donc l’ONEM ne calcule plus sur votre salaire mais sur le plafond : 3.328,40 € x 60 %, soit 76,81 € par jour, le montant maximum de cette phase, qui correspond à 1.997,06 € par mois sur une moyenne de 26 jours.
Pourquoi l’ONEM raisonne par jour et non par mois
L’ONEM raisonne en réalité par jour : il convertit votre salaire mensuel en salaire journalier, applique le pourcentage, puis multiplie par le nombre de jours indemnisables. C’est ce montant journalier qui fait foi : le total mensuel n’en est que la conversion, à quelques centimes près. Votre allocation ne peut jamais dépasser le maximum journalier de la phase ni tomber sous le minimum de votre catégorie. L’ONEM verse 6 allocations journalières par semaine (du lundi au samedi), soit 26 jours en moyenne par mois. C’est pour cette raison que tous les montants mensuels de cet article se lisent comme des moyennes, et non comme un salaire fixe.
Bon à savoir
Un précompte professionnel de 10,09 % est retenu sur les allocations, mais pas pour les isolés, les travailleurs ayant charge de famille ni les cohabitants déjà passés au forfait de 2e période, à condition de ne percevoir aucun revenu professionnel en plus.
2e période : le forfait
Si votre droit dépasse 12 mois, vous entrez dans la 2e période d’indemnisation, qui dure au maximum 12 mois supplémentaires. Elle n’est pas automatique : vous gagnez un mois par tranche de 104 jours de passé professionnel prouvé. Sans aucune tranche de 104 jours de passé professionnel à faire valoir, votre droit s’arrête donc au bout des 12 premiers mois.
Durant cette phase, votre allocation n’est plus calculée sur votre ancien salaire : elle devient un montant journalier forfaitaire, identique pour tous les chômeurs d’une même catégorie.
| Catégorie ONEM |
Forfait par jour |
Équivalent mensuel (26 jours) |
| Travailleur ayant charge de famille |
70,99 € |
1.845,74 € |
| Isolé |
57,53 € |
1.495,78 € |
| Cohabitant sans charge de famille |
29,85 € |
776,10 € |
Un isolé perçoit donc près de 720 € de plus par mois qu’un cohabitant sans charge de famille en 2e période (1.495,78 € contre 776,10 €). Cet écart explique à lui seul pourquoi il vaut la peine de contester un statut de cohabitant erroné.
Ce forfait de 29,85 € par jour peut être relevé dans deux cas précis :
- Si vous prouvez un passé professionnel suffisant au moment de votre admission aux allocations (31 ans en 2026, ce seuil augmentant d’un an par année civile jusqu’à 35 ans en 2030), votre forfait passe à 42,37 € par jour, soit environ 1.101,62 € par mois.
- Si vous et votre partenaire ne percevez, l’un et l’autre, que des allocations de chômage au montant journalier de la 2e période (mois 13 à 24) pour un mois donné, votre montant est majoré de 5,65 € par jour pour ce mois, soit environ 146,90 € de plus.
Combien de temps dure votre droit aux allocations ?
Depuis la réforme, la question du montant est indissociable de celle de la durée. Votre droit s’ouvre pour 12 mois, et tout ce que vous obtenez au-delà se gagne avec votre passé professionnel. Deux cohabitants au même salaire peuvent donc sortir du chômage à des moments très différents.
Important
Depuis le 1er mars 2026, le droit est limité dans le temps : 12 mois, prolongés d’un mois par tranche de 104 jours de passé professionnel. 24 mois est un plafond, pas une durée garantie.
Certains chômeurs ne sont pas concernés par cette limitation : les travailleurs des ports, les pêcheurs de mer reconnus, les débardeurs et trieurs de poissons, les travailleurs en RCC, les bénéficiaires d’une allocation du travail des arts, les travailleurs en situation de handicap occupés en atelier protégé, et les personnes qui ont 55 ans et un passé professionnel suffisant au moment où elles ouvrent leur droit. Si vous perceviez déjà des allocations avant le 1er mars 2026, ce sont des mesures transitoires qui s’appliquent : elles sont détaillées dans la feuille info T33 de l’ONEM et dans notre article sur le chômage limité dans le temps.
Une fois votre droit épuisé, vous pouvez introduire une demande de revenu d’intégration sociale auprès du CPAS de votre commune. Ce n’est pas automatique : le CPAS vérifie notamment que vous résidez effectivement en Belgique, que vous ne disposez pas de ressources suffisantes, que vous êtes disposé à travailler sauf raisons de santé ou d’équité, et que vous avez fait valoir vos autres droits sociaux.
Qu’est-ce qu’un cohabitant pour l’ONEM ?
Attention
Une décision du CPAS ne vaut pas pour l’ONEM. La définition de la cohabitation est quasi identique, mais les catégories et le mode de calcul sont propres à chaque administration.
Selon la feuille info T147 de l’ONEM, votre situation familiale détermine directement le montant de votre allocation. L’ONEM répartit les chômeurs en trois catégories : le travailleur ayant charge de famille, l’isolé et le cohabitant sans charge de famille. La notion de « chef de ménage » n’existe plus dans la réglementation.
| Votre situation |
Catégorie ONEM |
| Vous vivez seul |
Isolé |
| Vous vivez seul, mais vous payez effectivement une pension alimentaire fixée par une décision de justice |
Travailleur ayant charge de famille |
| Vous vivez avec un conjoint ou un partenaire qui n’a ni revenus professionnels ni revenus de remplacement |
Travailleur ayant charge de famille |
| Vous vivez avec un conjoint ou un partenaire qui a des revenus professionnels ou de remplacement |
Cohabitant sans charge de famille |
| Vous vivez uniquement avec vos enfants et vous touchez les allocations familiales pour au moins l’un d’eux |
Travailleur ayant charge de famille |
| Vous vivez avec un parent ou un proche (sans conjoint ni partenaire) dont au moins l’un a des revenus |
Cohabitant sans charge de famille |
Une règle prime sur toutes les autres : si vous cohabitez avec votre conjoint ou votre partenaire, seule la situation de celui-ci compte. Les revenus des autres personnes du logement n’ont alors aucune importance, même si vos enfants travaillent ou si votre grand-mère touche une pension. Ce n’est que si vous ne vivez ni avec un conjoint ni avec un partenaire que l’ONEM regarde vos enfants, vos parents ou les autres occupants.
Les revenus qui ne font pas perdre le statut
Contrairement à une idée répandue, tous les revenus ne comptent pas. L’ONEM applique des plafonds, indexés eux aussi au 1er septembre 2026, en dessous desquels un revenu est ignoré :
- Salaire de votre conjoint ou partenaire : ignoré jusqu’à 1.030,89 € brut par mois, à condition que le revenu provienne d’un travail salarié et qu’il soit déclaré sur un formulaire C1.
- Revenu professionnel d’un enfant : ignoré jusqu’à 552,06 € brut par mois, ou pendant 12 mois pour le premier revenu après les études, quel que soit le montant.
- Allocations de chômage ou de mutuelle d’un enfant : ignorées jusqu’à 659,88 € brut par mois.
- Pension d’un parent ou d’un ascendant : ignorée jusqu’à 1.779,27 € brut par mois (2.885,99 € avec une attestation de manque d’autonomie de 9 points du SPF Sécurité sociale).
- Pension d’une autre personne, indemnités d’accident du travail ou de maladie professionnelle : ignorées jusqu’à 856,76 € brut par mois et par personne.
Ne sont jamais comptés comme revenu de remplacement : les allocations familiales, les allocations aux personnes handicapées, les bourses d’études sans retenues ONSS et les pensions alimentaires. En revanche, des allocations de chômage, d’insertion, d’interruption de carrière ou des indemnités de mutuelle versées à votre conjoint font perdre le statut de charge de famille, quel que soit leur montant.
Bon à savoir
Le statut de cohabitant privilégié existe bien à l’ONEM, mais uniquement pour les allocations d’insertion après les études. Il ne s’applique pas au chômage après une occupation, détaillé dans notre guide de l’
allocation d’insertion.
Chômage cohabitant avec charge de famille : le statut le plus avantageux
Si votre conjoint ou partenaire ne dispose ni de revenus professionnels ni de revenus de remplacement, l’ONEM vous classe comme travailleur ayant charge de famille. Ce statut donne accès aux montants minimums les plus élevés de la grille ONEM et au forfait de 2e période le plus favorable.
La différence budgétaire est lourde : en 2e période, un travailleur ayant charge de famille touche 1.845,74 € par mois, contre 776,10 € pour un cohabitant sans charge de famille. Bonne nouvelle toutefois : un petit salaire de votre conjoint ne vous fait pas basculer, tant qu’il provient d’un travail salarié, qu’il ne dépasse pas 1.030,89 € brut par mois et qu’il est déclaré sur un formulaire C1.
Si votre situation familiale change (séparation, perte d’emploi du conjoint, déménagement, départ d’un enfant), déclarez-le sans attendre à votre organisme de paiement, qu’il s’agisse d’un syndicat comme la FGTB ou de la CAPAC.
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Colocation, retour chez les parents : êtes-vous vraiment cohabitant ?
Vous pouvez très bien vivre avec quelqu’un sans être classé dans la catégorie la moins avantageuse. Pour l’ONEM, cohabiter signifie vivre sous le même toit et régler principalement en commun les questions ménagères. Cela ne suffit pas à faire de vous un cohabitant « sans charge de famille » : encore faut-il qu’une personne dont la situation compte dispose de revenus.
Le cas de la colocation
Si vous partagez un logement avec des colocataires sans lien direct, l’ONEM examine si vous vivez réellement comme des cohabitants. Il n’est pas nécessaire que vous régliez tout en commun, et le critère décisif est l’avantage économique : le directeur du bureau du chômage regarde principalement si le partage des frais vous permet de réaliser des économies.
Important
La cohabitation est une question de faits. Le directeur peut la retenir même si le registre de la population indique que vous habitez séparément.
Pour éviter tout litige, déclarez clairement votre situation à votre organisme de paiement, avec des justificatifs : bail individuel, factures séparées à votre seul nom, relevés bancaires distincts. C’est à vous d’apporter la preuve de la composition de votre ménage.
Le cas du retour chez ses parents
Le retour au domicile parental est la situation la plus courante, en particulier chez les jeunes en fin de contrat qui rentrent après une première expérience professionnelle. Si au moins un membre du foyer dispose de revenus professionnels ou de remplacement, l’ONEM vous classe comme cohabitant sans charge de famille.
Attention toutefois : la pension de vos parents ou grands-parents n’est pas un revenu de remplacement tant que son total brut ne dépasse pas 1.779,27 € par mois. En dessous de ce plafond, et si personne d’autre du ménage n’a de revenus, vous restez travailleur ayant charge de famille. Cela représente plus du double du forfait cohabitant : vérifiez-le avant de renoncer.
Déménager seul n’est donc ni la seule façon de changer de catégorie, ni une garantie. Votre statut peut évoluer sans que vous bougiez, par exemple si le parent avec qui vous vivez perd son revenu, si vous ouvrez un droit aux allocations familiales pour un enfant ou si vous commencez à payer une pension alimentaire fixée par une décision de justice. En Wallonie, le Forem peut vous accompagner dans ces démarches, et à Bruxelles Actiris.
Contester votre statut cohabitant à l’ONEM : la procédure en 3 étapes
Si votre statut de cohabitant vous semble incorrect, vous pouvez le contester. Avec un écart de près de 720 € par mois entre cohabitant et isolé en 2e période, l’enjeu budgétaire justifie largement la démarche, surtout si votre droit court encore sur plusieurs mois d’indemnisation.
Les trois étapes du recours
- Signalez votre désaccord à votre organisme de paiement (syndicat ou CAPAC), qui transmet votre dossier au bureau du chômage. C’est le directeur du bureau du chômage qui prend la décision et vous la notifie par écrit : c’est cette notification qui fait courir le délai de recours.
- Rassemblez des preuves de votre situation réelle : bail individuel, relevés bancaires personnels, factures à votre seul nom, attestation de domicile séparé.
- Si l’ONEM maintient sa décision, introduisez un recours devant le tribunal du travail de votre arrondissement, dans les 3 mois qui suivent la notification. Ce délai est prévu à peine de déchéance : passé ce cap, votre recours n’est plus recevable.
Faut-il un avocat pour aller au tribunal du travail ?
Vous n’êtes pas obligé de prendre un avocat : vous pouvez comparaître en personne ou vous faire représenter par un délégué syndical muni d’une procuration écrite. Et sauf demande téméraire ou vexatoire, les dépens de la procédure sont mis à charge de l’ONEM, même si vous perdez. Sachez toutefois que le recours ne suspend pas la décision contestée : vous continuez à être payé au montant décidé par l’ONEM tant que le tribunal ne s’est pas prononcé.
Le délai de recours court à partir de la notification écrite, pas de la date du courrier que vous ouvrez.
Déclarer un changement de situation
Pour un simple changement de situation, la voie est différente et beaucoup plus rapide. Votre organisme de paiement vous remet une nouvelle déclaration de la situation personnelle et familiale (formulaire C1), ou une déclaration d’un événement modificatif (formulaire C8) si le changement ne peut pas passer par le C1. Si les revenus de votre conjoint varient d’un mois à l’autre, il faut en plus un C110A pour chaque mois concerné.
Quand votre nouvelle catégorie prend-elle effet ?
Le dossier doit parvenir au bureau du chômage au plus tard le dernier jour du mois civil qui suit celui du changement. Ce délai respecté, un changement qui augmente votre allocation produit ses effets dès le jour où il est survenu, et non à partir de votre déclaration. Déclaré trop tard, il ne prend cours qu’à l’arrivée du dossier complet. À l’inverse, un changement défavorable s’applique toujours dès le jour de l’événement et le trop-perçu est récupéré.
Attention
Une déclaration inexacte, incomplète ou tardive sur votre situation familiale peut entraîner une exclusion des allocations de 8 semaines minimum.
Ces informations s’appuient sur la réglementation ONEM en vigueur depuis le 1er mars 2026 (loi du 18 juillet 2025), détaillée dans les feuilles info T201, T147 et T202, mises à jour le 1er septembre 2026. L’ONEM examine chaque situation individuellement : en cas de doute, contactez votre syndicat (CSC, FGTB, CGSLB) ou la CAPAC.
Beaucoup d’aides restent inconnues des personnes qui y ont droit. Faites le point sur votre situation, c’est gratuit.
Vérifier mes droits
En complément de votre allocation de chômage, d’autres dispositifs peuvent alléger votre quotidien si vous êtes cohabitant aux revenus modestes : le tarif social énergie en Wallonie, le fonds social chauffage ou encore les aides sociales du CPAS. Votre statut de chômeur peut ouvrir des droits supplémentaires, alors n’hésitez pas à faire vérifier votre situation.
Bonjour Madame, Monsieur,
Né le 09/10/1965
Entrée en service : 09/09/1991
Ancienneté en mars 2027 : ± 35,5 ans
Salaire brut : 5.513 €/mois (employé)
Préavis estimé : 33 mois
Pension anticipée possible : 11/2028
Pension légale : 11/2032
Secteur chimie / CP207
Entreprise en “plan Renault” depuis 01/05/2026
jours de travail : 11600 jours actuellement
carrière débutée en 1987 soit 41 ans fin 2026
cohabitant légal
***mon entreprise va me licencier en mars 2023. quel serait le montant mensuel au chômage après mes 33 mois de préavis, pour faire le « bridge » jusqu’à ma date de pension au 11/2032 ?
-soit chômage du 01/01/2030 au 11/11/2032
(pour garder la totalité de la pension)
Merci pour votre retour
Excellente journée
Bonjour,
Merci pour votre message.
En tant que cohabitant légal, vos allocations de chômage seraient calculées sur base de votre rémunération brute plafonnée, avec un taux dégressif dans le temps. Le montant de départ est plus faible qu’au taux isolé ou chef de famille, et il diminue progressivement selon les périodes définies par l’ONEM.
Avec un salaire brut de 5 513 euros, vous dépassez le plafond de référence utilisé par l’ONEM pour le calcul des allocations. Votre indemnité sera donc calculée sur ce plafond, et non sur votre salaire réel. Le montant exact dépend également de votre situation familiale précise au moment de l’ouverture du droit.
Pour obtenir une simulation fiable sur la période 2030-2032, nous vous conseillons de contacter directement votre syndicat (CSC, FGTB ou CGSLB) ou une caisse d’allocations de chômage. Ils peuvent réaliser un calcul personnalisé sur base de votre dossier complet et vous indiquer l’impact exact du statut cohabitant sur vos droits.
Bien à vous,
L’équipe Mes Aides Financières