Sociale

Actualites violences conjugales les etapes pour deposer plainte

Le 7 septembre 2026 par Pierre Courtois - 18 minutes de lecture
Un budget à réduire ?
Contactez gratuitement un conseiller pour réduire vos factures d’électricité / gaz / Internet / assurances.
025 86 21 31
Horaires : 8h - 19h (lun - ven) et 9h30 - 19h (sam). Service partenaire Selectra.

Les violences conjugales désignent toute forme de violence physique, psychologique, sexuelle ou économique exercée par un partenaire ou un ex-partenaire. En Belgique, elles constituent une infraction pénale et la victime peut déposer plainte dans n’importe quel commissariat de police, gratuitement et sans avocat obligatoire. Au-delà de la procédure judiciaire, plusieurs dispositifs d’aide sociale permettent de retrouver un revenu propre et un logement après le départ du domicile. Vous trouverez ici les preuves à réunir, les étapes concrètes du dépôt de plainte, ce qui se passe une fois le dossier au parquet et les aides financières mobilisables.

Violences conjugales : ce que dit la loi belge

En droit belge, les violences commises au sein du couple ne relèvent pas de la sphère privée : elles constituent une infraction pénale à part entière et le lien conjugal est même retenu comme circonstance aggravante pour de nombreux faits (coups et blessures volontaires, menaces, harcèlement). La protection vise aussi bien les couples mariés que les cohabitants légaux ou les cohabitants de fait, ainsi que les ex-partenaires, y compris longtemps après une séparation ou un divorce. Le sexe de la victime n’entre pas en ligne de compte : un homme comme une femme peut porter plainte, et l’existence d’enfants communs ne change rien au principe.

Les violences ne se résument pas aux coups. Le droit pénal et les circulaires du Collège des procureurs généraux visent également les violences psychologiques (humiliations répétées, menaces, contrôle permanent des déplacements), les violences sexuelles au sein du couple, le harcèlement par téléphone, messages ou réseaux sociaux, ainsi que les violences économiques : privation de revenus, confiscation de la carte bancaire, interdiction de travailler, dettes contractées au nom de la victime. Cette dernière forme reste peu signalée alors qu’elle installe une dépendance financière qui rend le départ presque impossible sans accompagnement.

Autre point décisif : les parquets belges appliquent une politique dite de tolérance zéro en matière de violences intrafamiliales. Concrètement, une plainte n’est pas traitée comme une simple dispute de ménage et le dossier est orienté vers un magistrat de référence spécialisé. La police est tenue d’acter votre plainte, même si les faits vous paraissent minimes, même s’ils remontent à plusieurs semaines et même si vous vivez encore sous le même toit que l’auteur. Vous n’avez pas à justifier pourquoi vous venez maintenant plutôt qu’avant.

Important
Un refus d’acter votre plainte n’est pas légal : vous pouvez insister, vous rendre dans une autre zone de police ou écrire directement au procureur du Roi de votre arrondissement.

Quelles preuves réunir avant de porter plainte

Une plainte solide repose sur des éléments matériels. Vous n’avez aucune obligation d’apporter des preuves pour être entendue, mais plus le dossier est documenté, plus l’enquête avance vite et plus le parquet dispose d’éléments pour poursuivre. Le premier réflexe est de consulter un médecin (généraliste, service d’urgences ou centre de prise en charge des violences sexuelles) afin d’obtenir un certificat médical descriptif daté, qui détaille les lésions constatées, leur ancienneté probable et vos déclarations. Ce document peut être établi plusieurs jours après les faits et il reste utilisable si vous décidez de déposer plainte plus tard. Vos frais médicaux sont partiellement remboursés par votre mutualité, que vous soyez affiliée à la mutualité chrétienne, à la mutualité neutre ou à la mutualité libérale.

Conservez ensuite tout ce qui documente le climat de violence dans la durée : SMS, messages vocaux, e-mails, captures d’écran, photographies des blessures ou des dégâts matériels, témoignages écrits de proches, de voisins ou de collègues, factures de réparation, relevés bancaires en cas de violence économique et éventuels certificats d’incapacité de travail. Tenez également un carnet où vous notez les dates, heures et circonstances de chaque épisode : cette chronologie aide l’enquêteur à établir la répétition des faits, qui pèse lourd dans la qualification pénale.

Bon à savoir
Stockez vos preuves sur une adresse mail ou un espace en ligne auxquels votre partenaire n’a pas accès, et confiez une copie papier à une personne de confiance.

Si vous craignez pour votre sécurité immédiate, ne préparez pas ce dossier seule. Les services d’aide aux victimes, les CPAS et les centres de planning familial peuvent vous accompagner et évaluer le risque avant tout mouvement. Les questions d’argent se règlent en parallèle : beaucoup de personnes découvrent à ce moment qu’elles peuvent prétendre à un revenu propre, à une intervention dans le loyer ou à un tarif réduit sur l’énergie, ce qui change complètement leurs possibilités de départ.

Votre situation familiale ou vos revenus ont changé récemment ? Découvrez en quelques minutes les aides auxquelles vous pourriez prétendre en Belgique.
Calculer mes aides

Femme d'environ 35 ans assise à une table en bois clair dans un bureau d'accueil social lumineux, tenant un dossier de

Les étapes pour déposer plainte, une par une

La démarche est gratuite, ne demande ni avocat ni rendez-vous préalable et peut se faire à toute heure : chaque zone de police dispose d’une permanence joignable 24 heures sur 24. Vous pouvez vous présenter dans n’importe quel poste de police, pas uniquement celui de votre commune, ce qui est précieux si vous êtes hébergée ailleurs ou si vous ne voulez pas être vue près de chez vous. En cas de danger immédiat, il faut appeler le numéro d’urgence de la police pour qu’une patrouille intervienne sur place : le constat effectué au moment des faits donne au procès-verbal une valeur probante particulière. Vous pouvez venir accompagnée d’un proche ou d’un intervenant social, et demander qu’un interprète soit prévu si le français n’est pas votre langue. Comptez en général entre une et trois heures sur place, le temps que vos déclarations soient actées avec précision. Les quatre étapes ci-dessous résument le déroulement classique d’un dépôt de plainte pour violences intrafamiliales.

1. Se présenter et demander une audition

Annoncez clairement que vous venez déposer plainte pour des faits de violences conjugales. Vous pouvez demander à être entendue dans un local séparé, par un policier formé aux violences intrafamiliales et, si vous le souhaitez, par une personne du même sexe que vous. Munissez-vous de votre carte d’identité et de l’ensemble de vos preuves, y compris sur support numérique.

2. L’audition et le procès-verbal

Le policier rédige un procès-verbal (PV) reprenant vos déclarations. Relisez-le intégralement avant de le signer : vous pouvez demander des corrections, des ajouts ou la précision d’une date. Mentionnez tous les faits, y compris les plus anciens, ainsi que la présence éventuelle d’enfants au moment des violences, un élément qui conduit souvent à un signalement au service de l’aide à la jeunesse.

3. Recevoir une attestation de dépôt de plainte

Demandez systématiquement une copie ou une attestation mentionnant le numéro de PV et la date. Ce document sert ensuite pour vos démarches administratives : demande d’aide au CPAS, dossier de logement social, justification auprès de l’employeur ou de l’école, saisine du juge de paix ou du tribunal de la famille.

4. Se constituer partie civile si nécessaire

Déposer plainte ne vous confère pas automatiquement la qualité de partie civile. Pour obtenir une indemnisation et accéder au dossier pénal, il faut le déclarer expressément, soit auprès de la police, soit devant le juge d’instruction ou le tribunal, en principe avec l’assistance d’un avocat.

Une plainte reste recevable des mois après les faits, tant que l’infraction n’est pas prescrite.

Plainte, déclaration ou signalement : quelles différences

Beaucoup de victimes pensent avoir porté plainte alors qu’elles ont seulement fait acter une déclaration. La nuance est loin d’être formelle : elle détermine si le parquet est saisi ou non, et donc si des poursuites peuvent être engagées contre l’auteur. En pratique, la police distingue la plainte pénale, qui déclenche la transmission du dossier au procureur du Roi, la déclaration (souvent appelée main courante), qui fixe une trace écrite datée sans suite automatique, et le signalement réalisé par un tiers, un médecin, un enseignant ou un service social. Une déclaration a malgré tout une utilité réelle : accumulée dans le temps, elle construit un historique précieux devant le juge de paix ou le tribunal de la famille, notamment pour l’attribution du logement ou l’hébergement des enfants. Le tableau suivant récapitule ce que chaque démarche implique concrètement.

Démarche Ce que cela implique Quand la choisir
Plainte pénale PV transmis au procureur du Roi, enquête possible, auteur susceptible d’être poursuivi Faits de violence que vous voulez voir sanctionnés
Déclaration (main courante) Trace écrite datée des faits, pas de poursuites automatiques Constituer un historique avant une procédure familiale
Signalement par un tiers Alerte transmise par un professionnel ou un proche Vous n’êtes pas encore prête à vous déplacer
Constitution de partie civile Accès au dossier pénal et demande d’indemnisation Vous réclamez réparation du préjudice subi

Le retrait de plainte est possible, mais il n’arrête pas nécessairement la machine judiciaire : une fois le parquet saisi, c’est le procureur du Roi qui décide de poursuivre ou de classer, indépendamment de votre volonté. Cette règle protège précisément les victimes soumises à des pressions de l’auteur ou de l’entourage familial.

Attention
Une simple déclaration ne vaut pas plainte : si vous attendez des poursuites, vérifiez auprès du commissariat que votre PV a bien été transmis au parquet.

Que se passe-t-il après le dépôt de plainte

Le procès-verbal part au parquet, où un magistrat de référence en violences intrafamiliales examine le dossier et décide de l’orientation à lui donner. Plusieurs suites sont envisageables : ouverture d’une enquête avec audition de l’auteur, des témoins et parfois des enfants, proposition de médiation pénale, convocation devant le tribunal correctionnel, ou classement sans suite lorsque les éléments sont jugés insuffisants. Un classement ne signifie pas que votre parole a été mise en doute : le dossier peut être rouvert si de nouveaux faits ou de nouvelles preuves apparaissent, et il reste consultable pour établir l’antériorité des violences. Vous pouvez demander à être informée des suites données, et le service d’accueil des victimes du parquet peut vous expliquer les décisions prises.

En cas de danger grave et immédiat, le procureur du Roi peut ordonner une interdiction temporaire de résidence : c’est l’auteur présumé qui est éloigné du domicile, pas la victime. Cette mesure fédérale s’accompagne d’une interdiction de contact et peut, le cas échéant, être prolongée par le juge de paix. Sa durée exacte et les modalités de prolongation sont fixées par la loi et doivent être vérifiées auprès du SPF Justice, seule source officielle en la matière.

Sur le plan civil, d’autres mesures se demandent en parallèle : attribution du logement familial par le juge de paix ou le tribunal de la famille, fixation d’une pension alimentaire, organisation de l’hébergement des enfants, blocage d’un compte joint. Ces procédures sont indépendantes de la plainte pénale et peuvent être introduites en même temps, sans attendre l’issue de l’enquête.

Important
Chaque violation d’une mesure de protection par l’auteur doit faire l’objet d’un nouveau signalement à la police, avec un numéro de PV distinct.

Quitter le domicile : hébergement d’urgence et logement

Partir est souvent la décision la plus difficile et la plus coûteuse. La Wallonie et la Région de Bruxelles-Capitale financent des maisons d’accueil et des refuges spécialisés qui hébergent gratuitement ou moyennant une participation modeste les victimes, avec ou sans enfants, et dont l’adresse reste confidentielle. L’admission se fait via une ligne d’écoute, un service d’aide aux victimes ou le CPAS de la commune où vous vous trouvez, y compris s’il ne s’agit pas de votre commune d’inscription. Prévoyez si possible un sac préparé à l’avance avec les documents essentiels : cartes d’identité, carte bancaire, documents de mutualité, contrat de bail, jugements existants, carnet de vaccination des enfants.

À moyen terme, la question du logement devient centrale. Selon la région, les victimes de violences conjugales peuvent bénéficier d’un accès prioritaire au logement social ou de points de priorité, sur présentation d’un document attestant la situation (attestation de plainte, attestation d’une maison d’accueil, rapport social). À Bruxelles, une allocation de loyer peut alléger la charge locative des ménages à faibles revenus. Les conditions et montants relèvent de la région compétente et doivent être vérifiés au moment de la demande.

Ne sous-estimez pas les charges courantes une fois installée seule : selon vos revenus et votre statut, vous pouvez ouvrir un droit au tarif social pour l’électricité et le gaz, solliciter le Fonds social de l’eau en cas de facture impayée, ou demander le tarif social pour le téléphone et internet. Pour les trajets vers le nouveau domicile, l’école ou un emploi, des réductions de transport pour les enfants existent également.

Bon à savoir
Demandez à la commune une adresse de référence ou une inscription protégée dans le registre national si vous craignez d’être retrouvée après le déménagement.

Quelles aides financières pour les victimes

L’autonomie financière conditionne presque toujours la possibilité de partir et de ne pas revenir. Le premier interlocuteur est le CPAS de la commune où vous résidez effectivement, même si vous y êtes hébergée temporairement et même si votre adresse officielle est encore celle du domicile conjugal. Le CPAS peut accorder une aide sociale urgente, avancer des frais (caution locative, meubles de première nécessité, frais médicaux) et surtout examiner votre droit au revenu d’intégration sociale (RIS). Ce revenu se calcule selon trois catégories qui dépendent de votre situation de vie, et non des faits subis : cohabitant, isolé ou personne avec famille à charge. Une enquête sociale précède la décision et l’aide peut être accordée avec effet rétroactif à la date de la demande. Les montants ci-dessous sont indexés et doivent toujours être confirmés auprès du SPP Intégration Sociale.

Catégorie Situation Montant mensuel
Catégorie 1 Personne cohabitante 911,56 €
Catégorie 2 Personne isolée 1.367,34 €
Catégorie 3 Personne avec famille à charge 1.847,89 €

Un point souvent ignoré : une partie de vos revenus peut être neutralisée dans le calcul grâce au mécanisme des revenus exonérés, ce qui permet de cumuler un petit emploi et une aide du CPAS pendant la période de transition. Si vous vous retrouvez seule avec des enfants, vous relevez des familles monoparentales, un statut qui peut ouvrir droit à des suppléments d’allocations familiales versés par votre caisse et à des réductions communales sur les repas scolaires ou les activités.

Le CPAS est tenu au secret professionnel : votre demande n’est pas communiquée à votre partenaire.

D’autres droits peuvent s’activer selon votre parcours : indemnités d’incapacité de travail via l’assurance maladie si les violences ont entraîné un arrêt, droit passerelle pour les travailleuses indépendantes contraintes d’interrompre leur activité, ou accompagnement vers un nouvel emploi, par exemple via un dispositif de coaching à la recherche d’emploi. Si vous devez vous absenter pour des démarches judiciaires ou familiales, renseignez-vous aussi sur les jours d’absence autorisés au titre du petit chômage. Enfin, une aide juridique de première ligne gratuite est organisée dans les maisons de justice et auprès des barreaux, tandis que l’aide juridique de deuxième ligne (avocat pro deo) peut être totalement ou partiellement prise en charge en fonction de vos revenus, selon les barèmes publiés par le SPF Justice.

Beaucoup de dispositifs restent inconnus des personnes qui pourraient y prétendre. Faites le point sur votre situation globale, c’est gratuit et sans engagement.
Vérifier mes droits

Il existe par ailleurs une Commission pour l’aide financière aux victimes d’actes intentionnels de violence, qui peut intervenir lorsque l’auteur est insolvable, inconnu ou introuvable et que la victime ne peut obtenir réparation autrement. Les conditions d’accès, les délais d’introduction et les plafonds d’indemnisation relèvent du SPF Justice et doivent impérativement être vérifiés avant d’introduire un dossier, car un délai dépassé rend la demande irrecevable.

Où trouver de l’aide et se faire accompagner

Vous n’êtes pas obligée de tout affronter seule ni de savoir à l’avance ce que vous voulez faire. Les lignes d’écoute spécialisées en violences conjugales, gratuites et anonymes, existent en Wallonie et à Bruxelles : elles orientent vers un hébergement, un service juridique ou un suivi psychologique, sans jamais vous imposer de porter plainte. Les services d’aide aux victimes, agréés par la Région wallonne et la Fédération Wallonie-Bruxelles, assurent un accompagnement gratuit sur toute la durée de la procédure, y compris lors des audiences et pour la constitution de partie civile.

Côté justice, les maisons de justice proposent des permanences gratuites et le bureau d’aide juridique de chaque barreau peut désigner un avocat. Côté santé, les centres de prise en charge des violences sexuelles réunissent en un seul lieu l’examen médical, le prélèvement de preuves, le suivi psychologique et la possibilité de déposer plainte sur place, sans passer par le commissariat. Le service social de votre mutualité, un centre de planning familial, votre médecin traitant ou encore une association locale de soutien aux familles comme les structures d’accompagnement familial en région de Charleroi peuvent enclencher le premier contact à votre place.

Pour identifier le service le plus proche de chez vous et obtenir les numéros d’appel actualisés, la plateforme publique Écoute Violences Conjugales, soutenue par les autorités francophones, centralise les coordonnées régionales. Vous pouvez la consulter sur le site officiel du dispositif lorsque vous êtes prête à faire le premier pas.

Attention
Consulter un site d’aide laisse une trace dans l’historique de navigation : utilisez la navigation privée ou un appareil extérieur au domicile si votre téléphone est partagé.

Les erreurs à éviter lors du dépôt de plainte

La première erreur consiste à minimiser les faits lors de l’audition. Beaucoup de victimes ne racontent que le dernier épisode, celui qui les a décidées à venir, alors que la répétition et l’ancienneté des violences sont précisément ce qui permet au parquet de qualifier la situation de violences intrafamiliales et d’y appliquer la politique de tolérance zéro. Racontez le contexte complet, même s’il vous paraît confus ou incomplet.

La deuxième erreur est de ne pas conserver de trace de ses démarches. Sans numéro de PV ni attestation, il devient très difficile de faire valoir votre situation auprès d’un CPAS, d’une société de logement social, d’un employeur ou d’un juge de paix. Demandez une copie de chaque document que vous signez et rangez-les hors du domicile.

Troisième erreur fréquente : attendre d’avoir tout réglé avant d’agir. Le dépôt de plainte, la demande d’aide sociale, la recherche d’un logement et la procédure familiale se mènent en parallèle, avec des interlocuteurs différents et des délais qui ne se recoupent pas. Enfin, ne signez aucun accord amiable sur le logement, les enfants ou les dettes sans avoir consulté un service juridique : ce qui est signé sous pression est ensuite très difficile à défaire.


Autres questions fréquentes

Diplômé d'un master en management et marketing, Pierre écrit sur le domaine des aides et de l'administration en Belgique depuis plus d'un an. N'hésitez pas à le contacter en espace commentaire si vous avez une question.


Posez votre question à un expert

Notre algorithme calcule les aides auxquelles vous êtes éligible

Simuler mes aides gratuitement