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En Belgique, une travailleuse salariée a droit à 15 semaines de congé de maternité : une partie avant l’accouchement, une partie après, et un calendrier dont une bonne moitié est obligatoire. Pendant ce congé, ce n’est plus votre employeur qui vous paie mais votre mutualité, à 82 % de votre salaire brut d’abord, puis à 75 % d’un salaire plafonné. Ce congé fait partie des droits liés à l’emploi les mieux protégés du droit belge, mais ses délais sont faciles à manquer, et les règles des travailleuses indépendantes ont changé le 1er juillet 2026.
Combien de temps dure le congé de maternité en Belgique ?
La durée de référence est de 15 semaines pour une naissance simple. Ce total se répartit entre un repos prénatal de 6 semaines au maximum et un repos postnatal de 9 semaines au minimum. Le congé de maternité relève d’une matière 100 % fédérale : les règles sont donc identiques en Wallonie et à Bruxelles, contrairement aux allocations familiales, qui, elles, sont régionalisées et changent selon votre commune de résidence.
En cas de naissance multiple, le congé est en principe de 17 semaines : 8 semaines de repos prénatal et 9 semaines de repos postnatal. À votre demande, le repos postnatal peut être prolongé de 2 semaines supplémentaires, ce qui porte le congé à 19 semaines au maximum. Ces 2 semaines ne sont jamais automatiques : elles s’obtiennent uniquement si vous les demandez.
| Situation |
Repos prénatal |
Repos postnatal |
Total |
| Naissance simple |
6 semaines maximum (1 obligatoire) |
9 semaines obligatoires |
15 semaines |
| Naissance multiple |
8 semaines maximum (1 obligatoire) |
9 semaines obligatoires |
17 semaines |
| Naissance multiple avec prolongation |
8 semaines maximum |
9 semaines + 2 semaines sur demande |
19 semaines |
Ces 15 semaines ne sont pas un quota à épuiser avant la naissance. Si vous travaillez jusqu’au bout de ce que la loi autorise, les semaines prénatales que vous n’avez pas prises basculent sur l’après-accouchement : votre total reste le même, mais vous passez davantage de temps avec votre enfant. Beaucoup de travailleuses enchaînent d’ailleurs sur leurs vacances annuelles ou sur un congé parental pour prolonger cette période.
Bon à savoir
Le report des semaines prénatales suppose un congé pris d’un seul tenant : une reprise du travail entre les deux périodes fait perdre le droit à la prolongation.
Repos prénatal et repos postnatal : ce qui est obligatoire
Le calendrier du congé de maternité mélange du facultatif et de l’impératif, et confondre les deux coûte cher. Une seule semaine du repos prénatal est obligatoire : celle des 7 jours qui précèdent la date présumée de l’accouchement. Pendant ces 7 jours, la loi vous interdit purement et simplement de prester. Les 5 autres semaines prénatales (7 en cas de naissance multiple) sont facultatives : vous choisissez de les prendre ou de les reporter.
Après la naissance, la règle est inverse : les 9 semaines de repos postnatal sont obligatoires dans leur totalité. Elles commencent en principe le jour de l’accouchement, mais si vous avez encore travaillé ce jour-là, elles ne prennent cours que le lendemain. Ce décalage d’un jour change la date de fin de votre congé, et donc celle de votre retour au travail : vérifiez-le avec votre mutualité plutôt que de le calculer de tête.
- Obligatoire : les 7 jours qui précèdent la date présumée de l’accouchement.
- Obligatoire : les 9 semaines qui suivent l’accouchement.
- Facultatif : les 5 semaines prénatales restantes (7 en cas de naissance multiple), reportables après la naissance.
- Sur demande : les 2 semaines supplémentaires en cas de naissance multiple.
Deux situations allongent encore ce calendrier. D’abord la maladie : depuis le 1er mars 2020, les jours d’incapacité de travail pour cause de maladie ou d’accident situés entre la sixième et la deuxième semaine précédant l’accouchement sont assimilés à des jours de travail : ils ne rognent plus votre congé, ils sont reportés après la naissance. Ensuite l’hospitalisation de l’enfant : si votre bébé ne peut pas quitter l’hôpital après les 7 premiers jours de sa vie, le repos postnatal peut être prolongé, à votre demande, d’une durée égale à l’hospitalisation qui dépasse ces 7 jours, avec un maximum de 24 semaines.
Enfin, une souplesse existe à la sortie du congé. Vous pouvez convertir les 2 dernières semaines de votre repos postnatal facultatif en jours de repos à prendre à la carte, dans une période de 8 semaines à dater de la fin de votre repos postnatal ininterrompu. La démarche est encadrée : elle suppose un avertissement écrit à votre employeur, au moins 4 semaines avant la fin des 9 semaines obligatoires, avec le calendrier des jours choisis.
Important
Aucune partie obligatoire du congé ne se monnaie : les 7 jours prénatals et les 9 semaines postnatales ne peuvent être ni raccourcis, ni convertis en argent, ni remplacés par du télétravail.
Autrement dit, la seule marge de manœuvre réelle porte sur les semaines facultatives et sur la façon de les étaler. Tout le reste est un calendrier légal que ni vous ni votre employeur ne pouvez déplacer, même d’un commun accord.
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Combien touchez-vous pendant votre congé de maternité ?
Pendant le congé de maternité, votre employeur cesse de vous payer et c’est votre mutualité qui prend le relais, sous le contrôle de l’INAMI. Le montant n’est pas constant : il baisse en cours de congé. Si vous êtes salariée en activité, l’indemnité s’élève à 82 % de votre salaire brut, sans plafond, pendant les 30 premiers jours. À partir du 31e jour, elle tombe à 75 % de votre salaire brut plafonné.
Le plafond est un montant journalier au-delà duquel votre salaire n’entre plus dans le calcul. Il est indexé : depuis le 1er mars 2026, il s’établit à 186,79 € par jour, ce qui porte l’indemnité maximale à 140,09 € brut par jour. Ces montants sont exprimés dans un régime de 6 jours par semaine, le régime de calcul utilisé par l’assurance indemnités. Dernier élément à ne pas oublier : votre mutualité retient 11,11 % de précompte professionnel sur chaque versement.
| Période du congé |
Salariée en activité |
Plafond appliqué |
Maximum brut par jour |
| Les 30 premiers jours |
82 % du salaire brut |
Aucun |
Pas de maximum |
| À partir du 31e jour |
75 % du salaire brut |
186,79 € par jour |
140,09 € |
Exemple : une travailleuse rémunérée 150 € brut par jour, dans un régime de 6 jours par semaine, reste sous le plafond de 186,79 €. Pendant les 30 premiers jours, sa mutualité lui verse 82 % de 150 €, soit 123 € brut par jour ; après la retenue de 11,11 % de précompte professionnel, il lui reste environ 109,33 € net par jour. À partir du 31e jour, l’indemnité passe à 75 % de 150 €, soit 112,50 € brut par jour, ce qui donne 100 € net par jour une fois le précompte déduit.
Attention
Construire son budget sur les 82 % annoncés est l’erreur la plus fréquente : le taux tombe à 75 % d’un salaire plafonné dès le 31e jour, et la somme réellement créditée baisse donc en plein congé.
Le calcul est différent si vous n’étiez pas en activité au début de votre repos. Une travailleuse au chômage perçoit une indemnité de base égale au montant de ses allocations, majorée d’un complément de 19,5 % du salaire brut plafonné pendant les 30 premiers jours, puis de 15 % à partir du 31e jour. Une travailleuse qui était en incapacité de travail suit encore un autre barème. Dans tous les cas, l’indemnité de maternité ne se cumule pas avec un salaire : elle remplace vos revenus, elle ne s’y ajoute pas.
Qui a droit à l’indemnité de maternité ?
Avoir droit au congé et avoir droit à l’indemnité sont deux choses distinctes. Le congé découle de votre contrat de travail ; l’indemnité, elle, dépend de votre situation vis-à-vis de l’assurance indemnités. Une travailleuse qui vient d’entrer sur le marché de l’emploi peut donc se retrouver en congé de maternité sans percevoir encore d’indemnité complète, une mauvaise surprise qu’il vaut mieux anticiper avant de bâtir son budget.
La première condition est un stage d’attente de 6 mois, au cours duquel vous devez justifier de 120 jours de travail à temps plein ou de 400 heures à temps partiel (133 heures dans certains régimes de travail réduit). S’y ajoute une condition de cotisations suffisantes : selon votre parcours, votre mutualité peut vous réclamer des cotisations complémentaires pour ouvrir le droit. Ce stage vaut aussi bien en CDI qu’en CDD, en intérim ou à temps partiel.
- Un stage d’attente de 6 mois auprès de votre mutualité.
- 120 jours de travail à temps plein, ou 400 heures à temps partiel, sur ces 6 mois.
- Des cotisations de sécurité sociale suffisantes, complétées si nécessaire.
- Une grossesse d’au moins 180 jours depuis la conception.
Le régime décrit ici est celui du secteur privé et du personnel contractuel du secteur public. Les agents statutaires et l’enseignement relèvent de dispositions propres : la durée du congé et son paiement sont fixés par leur statut, et c’est l’administration qui continue à payer, pas la mutualité. En revanche, les mesures de protection de la maternité décrites plus bas s’appliquent, elles, dans le secteur public comme dans le privé.
Une grossesse de moins de 180 jours n’ouvre pas le droit à l’indemnité de maternité.
Les démarches auprès de l’employeur et de la mutualité
Deux interlocuteurs interviennent, avec deux calendriers différents, et les confondre fait perdre des droits. Votre employeur vous accorde le congé et doit être averti dans un délai légal strict. Votre mutualité vous paie l’indemnité et fonctionne, elle, sur la base des documents que vous lui transmettez. Les deux démarches sont indépendantes : n’attendez pas la fin de l’une pour entamer l’autre.
Côté employeur, la règle est chiffrée : vous devez lui remettre un certificat médical attestant la date présumée de l’accouchement au plus tard 7 semaines avant cette date (9 semaines en cas de naissance multiple). Ce délai de 7 semaines est celui de l’employeur, et de personne d’autre : c’est l’erreur classique de croire qu’il concerne la mutualité. Sur votre fiche de paie, vous verrez ensuite votre rémunération s’interrompre à l’entrée en congé.
Important
Le certificat des 7 semaines se remet à l’employeur. Prévenir uniquement votre mutualité vous laisse en défaut vis-à-vis d’une obligation légale envers votre employeur.
Côté mutualité, vous transmettez un certificat médical indiquant la date prévue de l’accouchement, puis l’extrait d’acte de naissance le plus rapidement possible après la naissance. Aucun délai de 7 semaines ne s’applique ici, mais plus le dossier part tôt, plus le premier versement arrive tôt. L’INAMI ne publie pas de délai chiffré de paiement pour le repos de maternité : renseignez-vous auprès de votre organisme sur son rythme de versement, comme pour tout paiement de votre mutualité.
- Remettre à l’employeur le certificat médical au plus tard 7 semaines avant la date présumée.
- Envoyer à la mutualité un certificat mentionnant la date prévue de l’accouchement.
- Transmettre l’extrait d’acte de naissance dès que possible après la naissance.
- Compléter la feuille de renseignements envoyée par la mutualité.
- Signaler à la mutualité toute reprise de travail ou tout changement de situation.
La procédure complète, avec les textes qui la fondent, est publiée par le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale. Pensez enfin à demander séparément la prime de naissance, dont le montant et le calendrier diffèrent de ceux de la prime de naissance à Bruxelles : elle se demande à votre caisse d’allocations familiales et n’a rien à voir avec votre mutualité.
Votre situation familiale ou professionnelle vient de changer ? D’autres dispositifs, parfois sans rapport avec ce congé, pourraient vous concerner : la simulation est gratuite et ne vous engage à rien.
Vérifier mes droits
Le congé de maternité des travailleuses indépendantes
Les travailleuses indépendantes disposent de leur propre régime, et il vient d’être profondément réformé. Depuis le 1er juillet 2026, le repos de maternité de l’indépendante peut atteindre 15 semaines (16 en cas de naissance multiple) : 3 semaines obligatoires et jusqu’à 12 semaines facultatives. Auparavant, le maximum était de 12 semaines. La réforme n’est pas rétroactive : si votre repos a commencé avant le 1er juillet 2026, l’ancien régime continue de s’appliquer, même si vous accouchez après cette date.
Les 3 semaines obligatoires se répartissent en 1 semaine avant la date prévue de l’accouchement et 2 semaines après. Les semaines facultatives, elles, se prennent par périodes de 7 jours calendrier, à temps plein ou à mi-temps, sachant qu’une semaine de repos complet équivaut à 2 semaines de repos à mi-temps. Vous disposez pour cela d’un délai long : jusqu’à la 48e semaine qui suit les 2 semaines de repos postnatal obligatoire.
L’allocation de maternité de l’indépendante est un forfait hebdomadaire : elle ne dépend pas des revenus professionnels. C’est votre mutualité qui vous la verse, tandis que votre caisse d’assurances sociales intervient pour la dispense de cotisations et les titres-services. Les montants ci-dessous sont ceux en vigueur depuis le 1er mars 2026 et sont indexés.
| Période du repos |
Repos complet |
Repos à mi-temps |
| Les 4 premières semaines |
908,11 € par semaine |
454,05 € par semaine |
| À partir de la 5e semaine |
830,59 € par semaine |
415,30 € par semaine |
À cela s’ajoutent deux avantages qui pèsent lourd dans une trésorerie d’indépendante. D’une part, vous ne payez pas de cotisations sociales pour les deux trimestres qui suivent le trimestre de votre accouchement (un seul trimestre pour les accouchements antérieurs au 1er janvier 2026), sans perdre vos droits, notamment pour votre pension. D’autre part, vous pouvez recevoir des titres-services gratuits, à condition de reprendre une activité professionnelle au moins à mi-temps et que votre enfant soit inscrit à votre adresse.
Depuis la réforme, ces titres-services ne sont plus automatiques : ils se paient en semaines de congé. Plus vous en prenez, moins vous gardez de repos facultatif. Vous ne devez rien demander de votre côté, c’est votre caisse d’assurances sociales qui vous posera la question après l’accouchement, comme pour les autres aides aux travailleurs indépendants.
| Titres-services choisis |
Repos facultatif maximal |
Naissance multiple |
| 105 titres-services |
9 semaines |
10 semaines |
| 70 titres-services |
10 semaines |
11 semaines |
| 35 titres-services |
11 semaines |
12 semaines |
| Aucun titre-service |
12 semaines |
13 semaines |
Exemple : une indépendante dont le repos de maternité débute après le 1er juillet 2026 prend ses 3 semaines obligatoires et 9 semaines facultatives complètes, soit 12 semaines au total, et opte pour les 105 titres-services. Sa mutualité lui verse 908,11 € pour chacune des 4 premières semaines, soit 3.632,44 €, puis 830,59 € pour les 8 semaines suivantes, soit 6.644,72 €. Son allocation totale s’élève donc à 10.277,16 €, à quoi s’ajoutent la dispense de cotisations des deux trimestres suivants et ses 105 titres-services une fois son activité reprise à mi-temps au moins.
Attention
Choisir les 105 titres-services plafonne votre repos facultatif à 9 semaines : l’arbitrage se fait avant, pas après, et il n’est pas réversible une fois le congé écoulé.
Le barème à jour et les conditions détaillées sont publiés par l’INASTI, seule référence à consulter puisque les forfaits sont revus à chaque indexation. Notez enfin que si vous avez droit à des indemnités comparables comme salariée, votre allocation d’indépendante peut être réduite du montant de ces indemnités. Le soutien de l’INASTI couvre par ailleurs d’autres situations de votre carrière.
Écartement, examens prénataux et pauses d’allaitement
Autour du congé de maternité gravitent plusieurs droits qui, eux, s’exercent pendant que vous travaillez encore. Le plus important est l’écartement : si votre poste vous expose à un risque pour votre grossesse et qu’aucune adaptation n’est possible, votre employeur doit vous écarter du travail. Ce n’est pas le congé de maternité, et cela ne se paie pas comme lui.
En cas d’écartement complet pendant la grossesse, votre mutualité vous verse 78,237 % de votre salaire journalier brut plafonné, précompte professionnel de 11,11 % déduit. Cette indemnité court jusqu’à la semaine qui précède la date prévue de votre accouchement : à partir de ce moment, c’est le congé de maternité qui prend le relais. Après la naissance, l’écartement d’une travailleuse qui allaite est indemnisé à 60 % du salaire journalier brut plafonné, pendant 5 mois au maximum à dater de l’accouchement.
Attention
L’écartement n’est pas payé au taux du congé de maternité : appliquer les 82 % à une période d’écartement conduit à surestimer nettement ce que vous allez toucher.
La loi vous protège aussi pendant que vous êtes encore au travail. Vous avez le droit de vous absenter, avec maintien de votre rémunération, pour les examens médicaux prénataux qui ne peuvent pas se faire en dehors des heures de travail, à condition d’avertir votre employeur à l’avance. Vous ne pouvez pas être occupée à des heures supplémentaires, sauf exceptions légales visant notamment les postes de confiance et les fonctions dirigeantes. Enfin, votre employeur ne peut pas vous imposer le travail de nuit pendant les 8 semaines qui précèdent la date présumée de l’accouchement.
Après votre retour, les pauses d’allaitement deviennent le droit utile, jusqu’aux 9 mois de l’enfant. Vous avez droit à une pause d’une demi-heure si vous prestez au moins 4 heures dans la journée, et à deux pauses d’une demi-heure (cumulables en une seule heure) si vous prestez au moins 7 heures 30. Ces pauses sont indemnisées à 82 % de votre rémunération horaire brute non plafonnée, par votre mutualité et non par votre employeur.
- Avertir l’employeur 2 mois à l’avance de votre intention de prendre des pauses d’allaitement.
- Fournir une attestation d’une consultation pour nourrissons ou un certificat médical.
- Envoyer chaque mois à la mutualité l’attestation du salaire perdu.
La protection contre le licenciement
Annoncer une grossesse ne doit rien coûter professionnellement, et le législateur a mis en place une protection ferme en ce sens. Dès l’instant où votre employeur est informé de votre état de grossesse, il ne peut plus poser d’acte tendant à mettre fin unilatéralement à votre contrat, sauf pour un motif étranger à votre état physique. Cette protection ne s’arrête pas à la fin du congé : elle court jusqu’à un mois après la fin du congé postnatal.
La charge de la preuve pèse sur l’employeur : c’est à lui de démontrer que le motif invoqué n’a rien à voir avec la grossesse ou l’accouchement. S’il ne le fait pas, il vous doit une indemnité forfaitaire égale à 6 mois de rémunération brute, qui s’ajoute aux autres sommes dues en cas de rupture, notamment l’indemnité compensatoire de préavis calculée sur la durée du préavis qui aurait dû être presté.
La protection court jusqu’à un mois après la fin du congé postnatal, pas seulement pendant le congé.
Le droit belge a également prévu le pire. Si la mère décède, la partie non utilisée du congé se convertit en congé de naissance, aussi appelé congé de paternité, pour le père ou la coparente, qui doit avertir son employeur par écrit dans les 7 jours du décès. Si la mère est hospitalisée plus de 7 jours et que le nouveau-né a quitté l’hôpital, le même mécanisme s’applique : le congé ne peut alors pas commencer avant le 7e jour suivant la naissance et se termine à la fin de l’hospitalisation.
Le congé de maternité est enfin une période assimilée : elle compte pour le calcul de vos vacances annuelles et pour votre pension, exactement comme des journées prestées. Une fois de retour, d’autres dispositifs peuvent entrer en jeu, du crédit-temps à l’allocation de garde d’enfant, en passant par les jours de petit chômage pour les événements familiaux.