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Forfaitaire beroepskosten en 2026 : montant des frais professionnels forfaitaires, plafond et frais réels

Le 24 octobre 2026 par Pierre Courtois - 10 minutes de lecture

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Forfaitaire beroepskosten : salarié qui part au travail en voiture, frais professionnels forfaitaires ou frais réels
Les frais professionnels forfaitaires (en néerlandais forfaitaire beroepskosten) sont un montant que le SPF Finances déduit automatiquement de votre salaire avant de calculer votre impôt. Si vous êtes salarié, ce forfait vaut 30 % de votre rémunération brute imposable, avec un maximum de 6.070 € pour vos revenus de 2026 et de 5.930 € pour ceux de 2025. Tant que vous gardez ce forfait, vous n’avez rien à demander ni à prouver. Voici comment il est calculé, quand vos frais réels sont plus intéressants et comment les déclarer. D’autres avantages fiscaux et aides financières sont présentés dans notre rubrique dédiée.

Que sont les frais professionnels forfaitaires ?

Pour travailler, vous avez des dépenses : le trajet jusqu’au travail, des vêtements, du matériel, des formations. Le fisc vous permet de déduire ces frais professionnels de vos revenus professionnels, de sorte que vous ne payez l’impôt que sur ce qui reste. Pour vous éviter de conserver chaque justificatif, le SPF Finances applique par défaut un forfait : un pourcentage fixe de votre rémunération.

Ce forfait vous est accordé automatiquement. Si vous le gardez, vous ne devez rassembler aucun justificatif et vous n’avez rien à cocher dans votre déclaration fiscale. Il diminue votre revenu imposable, et donc la part de votre salaire qui tombe dans les tranches d’imposition les plus élevées. Ce n’est que si vous choisissez vos frais réels que vous devez compléter quelque chose vous-même.

Bon à savoir
Chaque année, vous pouvez choisir entre le forfait et les frais réels. Le choix fait pour une année ne vous engage pas pour la suivante.

Quel est le montant des frais professionnels forfaitaires en 2026 et en 2025 ?

Pour les salariés, le forfait est égal à 30 % de la rémunération brute imposable, c’est-à-dire votre salaire brut diminué de vos cotisations sociales personnelles. Le montant est toutefois plafonné, et ce plafond est indexé chaque année. Pour les revenus de 2026 (exercice d’imposition 2027), il atteint 6.070 €. Pour les revenus de 2025 (exercice d’imposition 2026), que vous avez déclarés cette année, il était de 5.930 €.

Les autres revenus professionnels ont leur propre pourcentage et leur propre plafond. Les dirigeants d’entreprise ont un forfait de 3 % seulement, les conjoints aidants de 5 %, et les bénéfices des indépendants suivent la même règle que les salaires (30 %). Le tableau ci-dessous reprend les plafonds pour les revenus de 2026.

Type de revenus professionnels Pourcentage du forfait Maximum pour les revenus 2026
Rémunérations des travailleurs 30 % 6.070 €
Bénéfices 30 % 6.070 €
Rémunérations des dirigeants d’entreprise 3 % 3.200 €
Rémunérations des conjoints aidants 5 % 5.340 €
Profits (professions libérales, charges et offices) Pourcentage dégressif par tranche 5.340 €

Pour les profits, le forfait n’est pas un pourcentage unique : il commence à 28,7 % sur la première tranche de revenus, puis il diminue à 10 %, 5 % et enfin 3 % sur les tranches suivantes. Il reste lui aussi limité à 5.340 € pour les revenus de 2026.

À partir de quel salaire touchez-vous le maximum ?

Comme le forfait des salariés est de 30 %, le plafond est vite atteint. Pour les revenus de 2026, c’est le cas dès une rémunération brute imposable d’environ 20.230 € par an (6.070 € divisé par 30 %, notre calcul). Pour les revenus de 2025, la limite se situait autour de 19.770 €. Au-delà, votre forfait reste bloqué au maximum.

Pour la plupart des salariés à temps plein, le forfait est donc simplement le montant maximum. Si vous travaillez à temps partiel ou si vous n’avez travaillé qu’une partie de l’année, vous recevez souvent moins, car 30 % d’un salaire plus bas reste sous le plafond.

Exemple : Sarah travaille à temps partiel et sa rémunération brute imposable de 2026 s’élève à 15.000 €. Son forfait vaut 30 % de ce montant, soit 4.500 €. Thomas travaille à temps plein pour 42.000 € bruts imposables. 30 % donneraient 12.600 €, mais il reçoit le maximum de 6.070 €.

Forfait ou frais réels : quelle option est la plus avantageuse ?

Vous pouvez aussi opter pour la déduction de vos frais réels. Cela n’a de sens que si vos frais dépassent le forfait auquel vous avez droit. Si votre rémunération brute imposable atteint environ 20.230 € ou plus (c’est le cas de la plupart des salariés à temps plein), il faut pouvoir justifier plus de 6.070 € de frais professionnels par an pour les revenus de 2026 avant que cette option devienne avantageuse. En dessous de ce niveau de rémunération, votre forfait est de 30 % et le seuil à dépasser est donc plus bas. En général, le forfait reste plus avantageux et surtout beaucoup plus simple.

Les frais réels deviennent intéressants si vous habitez loin de votre travail ou si vous payez vous-même beaucoup de dépenses professionnelles, comme un bureau à la maison. Si vous choisissez cette option, vous devez ventiler chaque dépense entre la partie privée et la partie professionnelle : seule la seconde est déductible.

Important
Les frais réels doivent pouvoir être prouvés auprès du fisc, en principe par des pièces justificatives. Sans preuves, ils ne sont pas acceptés : ne choisissez cette option que si vos frais sont nettement plus élevés que le forfait.

Quels frais pouvez-vous déduire au réel ?

Seules les dépenses faites pour acquérir ou conserver vos revenus professionnels, et que vous supportez vous-même, comptent comme frais réels. Les exemples les plus courants sont les déplacements entre votre domicile et votre lieu de travail et la partie professionnelle d’un bureau à domicile. Si votre employeur vous verse déjà une indemnité de télétravail, tenez-en compte avant de faire vos comptes.

Gardez vos factures et vos preuves de paiement : le fisc peut vous les demander. Pour chaque poste, vous ne déduisez que la part qui sert réellement à votre travail.

Trajet domicile-travail en voiture : 0,15 € par kilomètre

Pour la plupart des salariés, les trajets vers le travail sont le poste de frais le plus important. Si vous roulez avec votre propre voiture, les frais réels de vos déplacements domicile-travail sont fixés à 0,15 € par kilomètre, quel que soit le coût réel de votre véhicule. Ce montant vaut pour les voitures, voitures mixtes et minibus qui vous appartiennent, qui sont immatriculés à votre nom ou que vous louez ou prenez en leasing de façon permanente ou habituelle. Pour une voiture de société ou de votre employeur, il est limité à l’avantage de toute nature imposé à votre nom. Il ne s’applique pas à certains véhicules exonérés de la taxe de circulation.

Un calcul rapide montre pourquoi le forfait l’emporte souvent. Si vous habitez à 40 kilomètres de votre travail et faites l’aller-retour 210 jours par an, vous parcourez 16.800 kilomètres. À 0,15 € par kilomètre, cela donne 2.520 €, bien en dessous du forfait de 6.070 €. Il faut donc d’autres frais importants pour que l’option des frais réels vaille la peine.

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Ce que votre employeur rembourse pour vos trajets

Le choix entre forfait et frais réels a aussi un effet sur les indemnités de déplacement que vous verse votre employeur. Si vous restez au forfait, l’intervention de votre employeur pour vos trajets en transports en commun est entièrement exonérée d’impôt. Pour un transport collectif organisé par votre employeur, l’exonération va jusqu’au prix d’un abonnement de train en 1re classe. Pour un autre moyen de transport, comme votre propre voiture, l’indemnité est exonérée jusqu’à 500 € par an pour les revenus de 2026.

Ces exonérations sont réservées aux salariés qui restent au forfait. Si vous optez pour les frais réels, vous les perdez sur les indemnités de trajet domicile-travail de votre employeur. Le calcul de ces indemnités est détaillé dans notre guide des frais de déplacement.

Attention
Avant de passer aux frais réels, faites le calcul en comptant les indemnités de trajet et l’indemnité vélo qui deviendraient imposables.

Si vous allez travailler à vélo, votre employeur peut aussi vous verser une indemnité vélo. Elle a ses propres plafonds, mais son exonération exige, elle aussi, que vous restiez au forfait, et elle ne se cumule pas avec l’exonération d’un autre moyen de transport pour un même trajet. Les titres-repas et les éco-chèques suivent eux aussi un régime fiscal à part, sans lien avec vos frais professionnels.

Comment déclarer vos frais professionnels ?

Si vous gardez le forfait, vous n’avez rien à faire : le SPF Finances l’applique d’office lors du calcul de votre impôt. Si vous choisissez les frais réels, vous indiquez leur montant total au cadre IV de votre déclaration, dans la rubrique des autres frais professionnels, que vous remplissiez la version papier ou Tax-on-web.

Vous avez intérêt à joindre le détail de vos frais réels à votre déclaration et à conserver soigneusement vos justificatifs. Si vous êtes marié ou cohabitant légal, vous remplissez en principe une déclaration commune, avec des exceptions, par exemple l’année du mariage ou de la déclaration de cohabitation légale, ou à partir de l’année qui suit une séparation de fait. Notre article sur le quotient conjugal explique comment les revenus du couple sont imposés.

Pour qui le forfait ne s’applique-t-il pas ?

Le forfait ne concerne que les revenus professionnels : salaires, bénéfices et profits. Les indemnités qui remplacent une perte temporaire de salaire, comme les allocations de chômage ou les indemnités d’incapacité de travail, n’ouvrent pas droit à des frais professionnels forfaitaires.

Les contribuables imposés sur des bases forfaitaires de taxation, ainsi que leur conjoint aidant pour sa part de ces revenus, ne peuvent pas non plus utiliser le forfait prévu pour les bénéfices, les profits ou les rémunérations de conjoint aidant. Un flexi-job relève, lui, d’un régime fiscal particulier. Quant aux cotisations sociales d’indépendant, elles obéissent à d’autres règles.

Ces règles fiscales ne sont qu’une partie de votre situation. Selon vos revenus et votre ménage, d’autres aides pourraient aussi alléger votre budget.

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D’autres avantages fiscaux qui réduisent votre impôt

Le forfait n’est qu’une des manières de réduire votre impôt. Chaque contribuable bénéficie aussi d’une quotité exemptée d’impôt, majorée si vous avez des enfants à charge (voir notre page sur l’impôt des personnes physiques). Les salariés aux bas salaires peuvent en plus profiter du bonus emploi.

Certaines dépenses donnent aussi droit à une réduction d’impôt, comme l’épargne-pension, l’épargne à long terme ou les dons à des institutions agréées. Ces réductions sont indépendantes de vos frais professionnels : vous pouvez les cumuler avec le forfait.

Autres questions fréquentes

Diplômé d'un master en management et marketing, Pierre écrit sur le domaine des aides et de l'administration en Belgique depuis plus d'un an. N'hésitez pas à le contacter en espace commentaire si vous avez une question.


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